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Eau
Conférence sur la gestion des eaux transfrontalièresLes côtes de la planète, qu'elles soient baignées d'eau de mer ou d'eau douce, ont atteint un point critique. De nos jours, plus de la moitié de la population mondiale se trouve dans un rayon de 150 kilomètres de ces littoraux, exerçant par ses activités résidentielles, industrielles et récréatives, une pression grandissante sur ces écosystèmes précieux et sensibles. Quatre cents intervenants et parties intéressées du secteur de la gestion des eaux douces et des eaux marines provenant de 30 pays se sont réunis à Hamilton, au Canada, lors de la Conférence sur la gestion des eaux transfrontalières qui s'est tenue en juin 2002. Leur objectif était de recommander des mesures pour une gestion efficace des écosystèmes côtiers transfrontaliers et des eaux transfrontalières. Dans leurs conclusions finales, les participants ont convenu de la nécessité de renforcer les capacités dans quatre domaines : l'éducation, la formation et la sensibilisation du public; les cadres institutionnel et participatif; la mesure et l'étude des écosystèmes côtiers; ainsi que l'infrastructure des produits et services. De plus, les participants ont reconnu que la durabilité des écosystèmes côtiers d'eau douce et marins sera compromis si tous les secteurs de la société n'unissent pas davantage leurs efforts. À cette fin, ils ont demandé à la communauté des Grands Lacs de l'Amérique du Nord de continuer à inventer des mesures institutionnelles et d'autres mécanismes, de même qu'à maintenir son leadership en matière de renforcement des capacités et du partage des pratiques exemplaires. Renseignements complémentaires : Initiatives de captage de brouillard : une idée sortie tout droit du brouillardLes pays en développement ont un besoin sans cesse grandissant d'eau propre à la consommation et à l'agriculture. L'une des façons de s'en procurer davantage se trouve dans le brouillard. La technique du captage de brouillard permet de constituer des réserves d'eau là où les sources plus traditionnelles — l'eau de surface, les puits ou la collecte des eaux de pluie — ne répondent pas aux besoins de la population. Le climat et la topographie sont aussi des facteurs qui influent sur le captage de brouillard. Les coûts sont minimes, la technologie, simple, l'eau, de très bonne qualité, sans compter que la source est renouvelable pendant des centaines, voire des milliers d'années. Les gouttelettes de brouillard sont très petites et se déplacent au gré du vent. Bien qu'une technique de base soit utilisée pour recueillir ces gouttelettes, le captage n'est pas nécessairement simple. Il faut une surface verticale à travers laquelle le vent laisse au passage les gouttelettes d'eau. Des filets de mailles aux dimensions variées sont utilisés pour récolter les gouttelettes du brouillard. Un capteur de brouillard est constitué d'un cadre placé à la verticale sur lequel est fixé un filet. Le captage du brouillard n'est pas la réponse ultime au manque d'eau à l'échelle mondiale. Mais il démontre la façon dont nous pouvons travailler avec ce que la nature met à notre disposition pour compléter les autres systèmes d'approvisionnement en eau. L'Agence canadienne de développement international (ACDI) a participé à de nombreux projets de captage de brouillard, pour la plupart dans les Amériques, notamment en Équateur et au Pérou. Des initiatives semblables ont aussi été mises en œuvre dans certaines parties de l'Afrique. Renseignements complémentaires : Programme mondial de surveillance continue de l'eauLe Programme mondial de surveillance continue de l'eau (GEMS/EAU) du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) est un programme multidisciplinaire dans les sciences de l'eau qui se concentre sur la qualité de l'eau douce dans le monde. Exerçant présentement ses activités depuis l'institut national de recherche sur les eaux du Canada à Burlington, il est mis en œuvre par plusieurs organismes des Nations Unies actifs dans le secteur de l'eau ainsi que par un certain nombre d'organisations réparties à travers le monde. Ses principales activités comprennent des programmes de coopération et une surveillance des données à l'échelle internationale, un échange d'information et de données, des évaluations mondiales et régionales, l'établissement de capacités et une expertise technique, des services conseils aux gouvernements et organismes internationaux, des produits d'information et des partenariats. Depuis le début des années 1990, le programme fournit des conseils pratiques aux pays membres au moyen d'une série de manuels portant sur divers aspects de la gestion des ressources hydriques, qui rassemblent les résultats de l'expérience collective et les avis de spécialistes qui font consensus. Dans le contexte du partenariat du Canada avec le PNUE, un objectif sera fixé relativement à l'augmentation du nombre de pays participants. D'ici cinq ans, 35 autres pays en voie de développement participeront au programme de GEMS/Eau. Renseignements complémentaires : Solutions durables à l'alimentation en eau — FogQuestLes précipitations sont négligeables dans de nombreuses régions du monde, et les sources d'eau traditionnelles sont soit inexistantes ou trop coûteuses pour être pratiques. Dans ces milieux arides, il faut donc envisager de nouvelles approches à l'alimentation en eau en milieu rural. Le captage de brouillard est une technologie qui a été mise au point à la fin des années 1980 et au début des années 1990 par trois ministères du gouvernement canadien, Environnement Canada, le Centre de recherches pour le développement international et l'Agence canadienne de développement international, qui collaborent avec des institutions au Chili. Le projet pilote a mené à la mise sur pied de projets couronnés de succès en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie. Les capteurs de brouillard sont peu coûteux; il s'agit en fait de dispositifs passifs qui permettent de recueillir de 200 à 600 litres d'eau potable par jour par la captation des fines gouttelettes d'eau présentes dans le brouillard, qui se déplacent au gré du vent. Des réseaux de capteurs produisent, en moyenne, de 5 000 à 15 000 litres d'eau par jour. Ces capteurs de brouillard, dont la technologie est rudimentaire, sont bien adaptés pour fournir de l'eau aux villages situés dans les régions montagneuses et arides des pays en développement. Cette technologie est durable et écologique et peut être entretenue et élargie par les membres de la communauté. Les demandes fréquentes en matière de projets visant à fournir de l'eau dans des endroits où des sources traditionnelles telles que les puits, les rivières et les pipelines n'étaient pas disponibles, de même que l'immense intérêt suscité par les conférences internationales de 1998 et de 2001 sur le brouillard et le captage de brouillard, ont mené à la formation de FogQuest. Cet organisme international, novateur, non gouvernemental et sans but lucratif créé en Ontario, au Canada, met en place une utilisation appropriée à l'environnement, socialement bénéfique et économiquement viable du brouillard, de la pluie et de la rosée en tant que ressources hydriques durables pour les personnes vivant dans les régions arides des pays en développement. Renseignements complémentaires : |
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