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Les partenariatsLa reconnaissance du fait qu'il est essentiel que tous les segments de la société planétaire se mobilisent en vue d'atteindre les objectifs du développement durable a ouvert la porte au Sommet mondial sur le développement durable (SMDD). Par conséquent, la formation de partenariats sera, prévoit-on, l'un des principaux résultats du SMDD. Comme l'a déclaré en substance Kofi Annan, le secrétaire général des Nations Unies, il est indispensable qu'une vision positive et un plan détaillé soient élaborés et qu'une responsabilité claire soit confiée à chacun des nombreux intervenants. De la même manière que le développement durable nécessite la prise en considération des préoccupations économiques, sociales et environnementales, le succès des mesures axées sur le développement durable dépend des partenariats et de l'engagement mutuel de tous les secteurs de la société. Même si les gouvernements assument le rôle de leader, ils ne peuvent à eux seuls garantir la réalisation des objectifs du développement durable. C'est dans cette optique que l'énergie et l'enthousiasme du secteur privé, des organismes non gouvernementaux, des chercheurs et des pays en développement sont mis à contribution. L'établissement de partenariats plus efficaces se traduira par des résultats plus concrets et des avantages plus tangibles sur le plan du développement durable. Les partenariats doivent être le complément des engagements pris par les gouvernements et susciter la prise d'autres mesures aux échelons local, national et international relativement à des questions comme l'infrastructure urbaine, la salubrité de l'eau, la gestion des déchets, l'énergie propre, le logement, les télécommunications et l'intendance. Dans le secteur privé, l'innovation ne consiste pas uniquement en de nouvelles méthodes ou technologies adoptées aux fins de la prestation de produits ou services. De nos jours, les entreprises les plus progressistes reconnaissent que le développement durable est rentable et assument la responsabilité de la réalisation des objectifs qui s'y rattachent. Il est très important que soient diffusées les connaissances qui permettent à ces sociétés d'adjoindre la responsabilité sociale au développement économique. En général, les sociétés canadiennes œuvrant à l'étranger utilisent des technologies moins polluantes et font preuve d'une saine gestion dans des secteurs comme les normes de travail et les pratiques de gestion. En outre, le développement est de plus en plus financé à même des capitaux privés. De surcroît, l'aide émanant des gouvernements est toujours un élément important de l'évolution des partenariats à l'appui du développement durable. À cet égard, nous assistons à la naissance d'un nouveau type de partenariat en vertu duquel les pays en développement tentent d'établir les conditions propices à ce dernier, tandis que les pays développés financent ces initiatives. La saine gestion est un facteur clé de ce type de partenariat. On se rend compte de nos jours que l'aide officielle au développement ne suffit pas à susciter la croissance économique soutenue indispensable à l'atteinte d'un développement appréciable. On encourage un nombre toujours croissant de pays à adopter et à respecter des politiques qui exposent les grandes lignes de la croissance économique viable et de l'investissement productif fourni par le secteur privé, entre autres le respect de la norme juridique, les politiques budgétaires et monétaires solides, la transparence accrue et l'investissement dans l'infrastructure économique et sociale de base. La collaboration des organismes non gouvernementaux (ONG) qui constituent la société civile est également essentielle pour susciter l'intérêt d'importants segments de la société et former des alliances internationales. Les ONG possèdent une expérience pratique inestimable de la manière dont les collectivités peuvent résoudre des problèmes sociaux, économiques et environnementaux. Les partenariats composant l'imbattable trio du gouvernement, du secteur privé et de la société civile sont extrêmement efficaces aux fins de l'élaboration d'approches novatrices, en particulier dans le cas où ces alliances transcendent les frontières internationales. Au fil des ans, les chercheurs et les universitaires canadiens ont démontré leur détermination à utiliser les découvertes scientifiques et technologiques au profit de la croissance et du développement économique raisonnables, en particulier dans le contexte de partenariats avec les pays en développement. Les connaissances découlant de la recherche de pointe renforcent l'autonomie des gens de sorte qu'ils peuvent prendre des décisions mieux éclairées. La combinaison des ressources et des connaissances issues de la recherche, dans l'optique de partenariats ayant fait leurs preuves, a créé de nouvelles occasions et donné de meilleurs résultats. Le Canada mettra l'accent sur les partenariats en tant que rouage essentiel de l'issue heureuse du SMDD. En travaillant de concert, les partenaires peuvent élaborer des solutions pratiques et rentables à des problèmes comme la durabilité urbaine, le renforcement de la capacité et le partage des connaissances liées aux sujets de préoccupation, depuis la gestion des forêts jusqu'à l'exploitation minière viable. Il est possible que les pays en développement portent un intérêt particulier aux connaissances et aux technologies du Canada dans ces domaines et dans d'autres. Pour obtenir un complément d'information sur les partenariats et d'autres dossiers que le Canada pilotera au SMDD, consultez le site Web canadien du Sommet mondial : www.wssd-smdd.gc.ca.
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